Étude Vibe

(2011-2015)

Chez des patients ayant un diabète de type 2 mal contrôlé sous metformine et insuline basale bien titrée, l’adjonction de Vildagliptine permet-elle de contrôler l’hyperglycémie prandiale résiduelle ?

Étude terminée

 
  • Rationnel de l'étude Vibe

Chez les patients DT2, sous metformine et insuline basale correctement titrée, la persistance d’une HbA1c≥7% est classiquement due à un contrôle postprandial insuffisant. Les inhibiteurs de DPP4 permettent dans cette situation d’améliorer notablement le contrôle glycémique.

 

Pour autant, comment agissent-ils ?

 
  • Patients et Méthodes

 

34 patients traités par metformine à dose maximale tolérée et insuline glargine correctement titrée (GAJ<1,20 g/l) mais gardant une HbA1c entre 7 et 9%, furent randomisés pour recevoir en cross-over soit de la vildagliptine(50mgx2/j), soit un placebo pendant 3 mois.

 

A la fin de chaque période, les patients portaient une mesure continue du glucose pendant 5 jours et notaient en parallèle leurs apports glucidiques. Ces deux périodes de traitement étaient séparées par 3 mois sans le traitement ("wash-out").

 
  • Résultats obtenus

Les caractéristiques des 31 patients dont les données étaient exploitables étaient les suivantes :

  • HbA1c =7,7±0,5%,

  • durée du diabète=16,1±7,9ans,

  • âge 59±8ans, I

  • MC=29±4kg/m2,

  • glargine 39±37unités/jour,

  • metformine 2,8±0,3g/j.

La proportion de patients ayant obtenu une HbA1c <7% est 4 fois plus élevée avec la vildagliptine comparativement au placebo (28,6% vs.7,4%,p=0,007).

La moyenne des excursions glycémiques évaluées par l’AUC sur l’ensemble de la période de traitement est significativement réduite avec la vildagliptine par rapport au placebo (-16%, P<0,0001). De même pour les repas normalisés à T0 : l’excursion était réduite de 38% au petit-déjeuner (p=0,001), de 26% au déjeuner (p=0,1) mais ne différait pas au dîner et ce, bien que le traitement ait été administré en 2 prises/jour.

 

Une analyse individuelle a montré que pour une majorité de patients, il n’y avait pas de corrélation à l’état basal entre quantité de glucides consommée et excursion glycémique post-prandiale, suggérant donc l’intervention d’autres facteurs. Pour un petit nombre cependant, cette corrélation était bonne permettant d’identifier un profil de réponse particulier sous vildagliptine.

 
  • Conclusion de l'étude Vibe

Chez des patients dont la GAJ est bien contrôlée par glargine, la vildagliptine a un impact majeur sur la GPP du petit dejeuner, mais est sans effet sur celle du diner, suggérant de façon prédominante, un effet antiglucagon.

Dernière mise à jour : 03/12/2019

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