Étude

DIAB2SPORT

(2019 à 2020)

Création d’un test prédictif de l’efficacité d’un programme d’exercice physique en alternative à l’insuline, chez des patients atteints de diabète de type 2 mal-équilibré sous un traitement non insulinique

     Etude en cours     

Pour participer à l'étude DIAB2SPORT, vous pouvez remplir le formulaire de contact :

 

L’exercice physique, comme la diététique et le traitement antidiabétique est considéré comme une des pierres angulaires du traitement du diabète de type 2.

Des méta-analyses ont montré que la pratique d’un exercice physique structuré, d’une durée suffisante (minimum 12 semaines), permet une réduction conséquente de l’HbA1c et une amélioration des comorbidités associées au diabète.

L’exercice physique, suivant la façon dont il est pratiqué (session unique ou séances répétées reflétant alors un exercice physique), a des effets aigus ou chroniques sur le contrôle glycémique.

 

Les réponses individuelles à l’exercice physique

sont liées aux caractéristiques des patients

(durée de diabète, type de traitement hypoglycémiant, capacité à l’exercice…). 

 

Quel est l'objectif de l'étude DIAB2SPORT ?

Notre objectif est d’élaborer un test prédictif simple de l’efficacité d’un programme d’exercice physique en alternative à l’insuline chez des patients atteints de diabète de type 2, mal équilibré sous un traitement non insulinique et de définir ainsi les patients « bons répondeurs » ou « mauvais répondeurs» à l’exercice physique. 

 

Comment se déroule l'étude DIAB2SPORT ?

 

L’étude est interventionnelle, comparative et monocentrique.

 

Elle commence par une période de référence ("baseline"), suivi de trois périodes d’intervention consécutives :

  • 1ère intervention : un test d’effort physique incrémental suivi d’un test d’effort physique standardisé aigu, seront réalisés à 48 h d’intervalle au minimum.

  • 2ème intervention : une période d'effort physique chronique de 4 semaines, au cours de laquelle un programme personnalisé sera conduit, avec des séances pluri-hebdomadaires d’effort physique.

  • 3ème intervention : un nouveau test d'effort physique aigu sera réalisé dans les mêmes conditions que pendant la première période et sera suivi d’un test d’effort physique incrémental. Test d'effort physique aigu et test d’effort physique incrémental seront réalisés à au moins 48 heures d’intervalle.

Ces trois périodes d’intervention seront suivies de visites à 6 mois et à 12 mois.

 

Quelles sont les mesures effectuées ?

Les patients qui participent à cette étude sont donc amenés à faire des activités physiques équipés de plusieurs outils :

  • un capteur de mesure en continue du glucose,

  • un accéléromètre ,

  • un cardiofréquencemètre.

Nous évaluerons l’effet chronique de l’effort physique régulier pluri-hebdomadaire sur l’amélioration glycémique chez 30 patients diabétiques de type 2, mal-contrôlés sous un traitement non insulinique et étudierons la relation entre l’effet chronique et l’effet obtenu au test d’effort physique aigu initial.

 

D’autres paramètres métaboliques ainsi que des marqueurs d’effort physique tels que les mRNAs et les myokines et adipokines impliquées dans la régulation de l’effort physique, au cours et au décours du test d’effort aigu avant et après la période d’effort physique chronique.

 

 

Quel est le bénéfice attendu ?

Nous étudierons la corrélation entre les mesures glycémiques du test d’effort physique aigu et celles de l’effort physique chronique et faisons l’hypothèse que la mesure du glucose après le test aigu standardisé permettra de prédire la réponse glycémique individuelle à l’effort physique chronique, permettant dès lors d’élaborer un test prédictif de l’effet de l’effort physique, et de définir deux profils de patients : les patients « bons» et «mauvais répondeurs» à l’effort physique.

Nous faisons l'hypothèse qu'avec une corrélation entre les mesures glycémiques du test d’effort physique aigu et celles de l’effort physique chronique, la mesure du glucose après le test aigu standardisé permettra de prédire la réponse glycémique individuelle à l’effort physique chronique

Nous pourront dès lors élaborer un test prédictif de l’effet de l’effort physique,

et de définir deux profils de patients :

les patients « bons » et « mauvais répondeurs » à l’effort physique.

Ce « profilage des patients » sur les résultats glycémiques, devrait permettre, après le test aigu, une prescription personnalisée d’effort physique aux sujets pour lesquels un bénéfice est attendu en termes d’amélioration glycémique. Il laisse aussi entrevoir la possibilité d’introduire des approches alternatives à la pratique sportive aérobie pure pour améliorer le contrôle glycémique ou modifier les facteurs de risque cardio-métaboliques, en cas d’identification de profils métaboliques délétères.

Dernière mise à jour : 03/12/2019

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